Construisez votre cuisinière solaire (PDF)

 

Titre : Construisez votre cuisinière solaire
Auteur(s) : Roger Bernard
Éditeur : Idcook
Date de parution : Inconnu
Nombre de pages : 42
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Extrait :
Quatre idées fausses sur la cuisson solaire

En présentant des appareils de cuisson solaire aux visiteurs du salon « primevère », j’ai écouté, pendant plusieurs années, de nombreuses questions et remarques pertinentes, qui m’ont aidé à progresser. J’ai découvert également quelques idées reçues, que je voudrais commenter ici, en guise d’introduction.

Et d’abord cette boutade…entendue quelques centaines de fois : « Alors quand il pleut, on ne mange pas ? » Une cuisinière solaire n’a pas la prétention de remplacer à 100% nos cuisinières habituelles, qui fonctionnent tout au long de l’année, au bois, au charbon, ou le plus souvent au gaz ou à l’électricité.
Simplement, elle nous permet, pendant la belle saison, et principalement pour le repas de midi, de découvrir une autre façon de cuisiner, et une énergie qui ne vient ni d’un mine, ni d’une raffinerie, ni d’une centrale nucléaire, et qui arrive toute seule à notre porte, sans tuyau, sans ligne à haute tension, et sans facture.

Ce n’est pas parce qu’une énergie n’est pas disponible à toute heure du jour et de la nuit, tous les jours, qu’il faut se priver de l’utiliser quand c’est possible. En France, on peut pratiquer la cuisson solaire environ 90 jours par an, et un peu plus au sud, un peu moins au nord. Si ça vous parait peu, demandez-vous combien de jours par an vous utilisez votre planche à voile, ou votre service à fondue. Et arrachez donc vos framboisiers, qui ne sont utiles que 3 semaines par an ! 

« La cuisson solaire, c’est pour les pays chauds » Horace Benediot de Saussure, pionnier suisse de la cuisson solaire, a montré qu’on pouvait obtenir des températures élevées, avec les rayons du Soleil pénétrant dans des boîtes vitrées, même placées sur la neige des Alpes, où il a effectué ses expériences dès 1787 (Référence 1).

Le 21 juin, à midi, un cuiseur solaire tourné vers le Soleil reçoit autant d’énergie à Chamonix qu’à l’équateur et, du mois d’avril au mois d’août, le Soleil brille plus longtemps à Chamonix qu’à Abidjan.
Par ailleurs, il y a fréquemment des nuages dans les régions équatoriales, et au cours d’une année, une cuisinière solaire aura pu servir plus souvent à Colmar qu’à Yaoundé.

Cela dit, il est certain que les cuiseurs solaires peuvent rendre de grands services, pour économiser le bois dans les pays de désertification, ainsi que je l’ai raconté ailleurs (Référence 2). En particulier, les Africaines sont ravies quand elles peuvent éviter de respirer la fumée des feux de bois, et de nettoyer la suie au fond de leur marmite.
(source : idcook.com)